Quand on sauve les banques, il faut aussi sauver les citoyens.

Publié le par L'Orange berruyère

600000chomeurs.jpgEn 2010, plus d'un million de chômeurs vont arriver en fin de droit et seulement 1/3 d'entre eux pourrons prétendre bénéficier aux minima sociaux (ASS et RSA). Cela laisse environ 600 000 personnes qui, en 2010, vont se retrouver sans aucune ressources. Il s'agit ici d'un écho de la crise économique qui a débuté en 2008 et qu'il va bien falloir prendre en charge.

Au plus fort de la crise, et à juste titre, l'État a aidé financièrement les banques et les entreprises pour qu'elles puissent survivre. On peut regretter, sans aucun doute, que l’on n’ait pas posé plus de conditions à ces avalanches d'aides publiques, mais on ne peut pas nier qu'elles étaient nécessaires.
Mais si l'on a aider le secteur privé à se maintenir à flot, il ne serait pas illogique d'en faire de même pour les simples citoyens qui, eux aussi, risquent de se retrouver la tète sous l'eau.

Certes, l'état de nos finances publiques inquiète profondément, paquet fiscal aidant, et les solutions à mettre en oeuvres devraient être budgétées de façon à éviter le creusement d'une dette publique qu'il nous faudra bien, un jour, payer au prix fort. Cependant, malgré l'impératif financier, on ne peut pas décemment laisser ces 600.000 citoyens sans ressources !
Il faut, absolument, offrir à ces gens de quoi tenir le coup jusqu'à ce que l'économie redonne sa place à l'emploi. Rallonger la duré de leurs indemnités de chômage est, à ce jour, une possibilité à étudier plus que sérieusement.

Fort heureusement, les élections régionales approchent ! Nul doute que dans une posture purement électoraliste, le  pouvoir en place va proposer un geste de soutien. Par contre, n'attendez pas de ces même dirigeants qu'ils tentent de remettre en cause un système où les banques soutenues en début de crise font maintenant des milliard de bénéfices pendant que les chômeurs, que l'on devra soutenir, ne retrouverons, au mieux, qu'un emploi précaire et mal payé.

A moins que tout cela ne serve la politique en cours... En effet, Nicolas Sarkozy nous promet une baisse du taux de chômage cette année. Comme le faisait justement remarqué l'un de mes confrère démocrate sur twitter hier soir, avec 1 millions de chômeurs qui arrivent en fin de droit en 2010, et qui du coup vont sortir des statistiques, il y aura bien une diminution du taux de chômage à prévoir…

 

Bon courage !

 


Publié dans Prises de position

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